Jeanine DUBIE participe à une table ronde avec les syndicats d’Alstom

Jeanine DUBIE a participé à une table ronde avec les syndicats du groupe Alstom. A cette occasion, elle les a interrogé au sujet de la situation économique de l’entreprise Alstom Transport, et de celle de ses sous-traitants historiques tels que Cegelec et Eiffage.

Retrouvez ci-dessous son intervention :

Mme Jeanine Dubié. Messieurs, vos interventions nous ont donné sur le rapprochement entre Alstom et General Electric un autre éclairage, et nous ne pouvons qu’être troublés par le gouffre qui sépare ce que nous avons entendu la semaine dernière et ce que vous nous dites aujourd’hui.

La semaine dernière, Patrick Kron nous assurait que la branche Transport du groupe Alstom était en bonne santé financière. Il avançait à l’appui de ses dires un carnet de commandes d’un montant record – 27 milliards d’euros – pour les cinq prochaines années. Que vous inspirent ces chiffres et comment, selon vous, cette bonne santé financière se traduit-elle pour les sites français du groupe ?

Députée des Hautes-Pyrénées, je suis préoccupée par la situation des sous-traitants qui travaillent en liaison avec le site de Tarbes. Du fait de la pression exercée sur les prix par le groupe Alstom, ce sont plus de soixante-douze emplois qui sont menacés, dans le câblage ou la chaudronnerie. Avez-vous conscience de cette pression qui s’exerce sur les sous-traitants et quelles sont vos relations avec leurs syndicats ?

Enfin, en octobre 2014, les syndicats européens d’Alstom disaient qu’ils leur était difficile d’émettre un avis négatif sur cette fusion, qu’ils considéraient comme la moins mauvaise des solutions. Comment expliquez-vous l’évolution de vos positions ? Avez-vous obtenu des garanties sur le maintien des emplois en Europe ? Il était question que ces garanties soient consignées dans une charte, qu’en est-il ?