Jeanine DUBIÉ participe à l’examen de la proposition de loi sur la fin de vie

Les députés ont débuté l’examen de la proposition de loi Clayes-Leonetti dans l’hémicycle hier.

Engagée depuis de nombreuses années sur le sujet, Jeanine DUBIÉ suit le texte et participe au débat dans l’hémicycle. Elle est notamment cosignataire de plusieurs amendements visant à légiférer en faveur de l’aide active à mourir.

Retrouvez ci-dessous une tribune qu’elle a écrite sur le sujet dans le journal du Parti Radical de Gauche.

Position de Jeanine DUBIE sur la proposition de loi réant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie

La proposition de loi présentée par Alain CLAEYS et Jean LEONETTI, créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, s’inscrit dans la continuité de la Loi Léonetti de 2005 et ne règle en rien la demande formulée par de nombreux citoyens et portée par notre parti depuis 1978 par Henri CAILLAVET : l’aide active à mourir.

En effet, l’idée qui sous-tend ce texte est toujours le « laisser mourir », notion introduite en 2005 en l’améliorant par la reconnaissance d’un droit à la sédation profonde et continue. Mais cette évolution ne nous parait pas suffisante et une nouvelle option en vue de légaliser l’aide active à mourir doit être introduite dans le parcours de soins en fin de vie.

Si les progrès de la médecine et des traitements ont contribué à allonger l’espérance de vie, cela peut être parfois au détriment de la qualité de vie et de la dignité. Et qui est le mieux à même d’apprécier cette dignité, si ce n’est l’individu lui-même ? Comment comprendre que la liberté, valeur fondamentale qui oriente la vie de chacun, soit si difficile à admettre quant au choix de sa fin de vie ?

Les Radicaux de Gauche, attachés à la défense des libertés individuelles, considèrent que le « droit de vivre sa mort et de finir sa vie dans la dignité » relève d’un choix individuel qu’il convient de respecter. C’est la volonté de la personne qui doit prévaloir et sa capacité à apprécier ce qui est digne ou indigne doit lui être reconnue. Ainsi, c’est son autonomie qui est respectée, qui doit s’entendre comme « ce qui permet aux êtres humains de mener et d’accomplir un projet de vie selon leurs convictions, dans les limites imposées des droits et libertés des autres ».

Ainsi, strictement encadré afin de s’assurer du consentement et de la volonté de chacun, les Radicaux de gauche demandent la reconnaissance de ce droit fondamental : être libre de décider pour soi le moment d’en finir.