Jeanine DUBIÉ participe à l’audition de Carlos TAVARES, PDG du groupe PSA Peugeot-Citroën

Carlos TAVARES a été auditionné par les Commissions des affaires économiques et du développement durable de l’Assemblée nationale.

Retrouvez l’intervention de Jeanine DUBIÉ au nom du groupe RRDP.

Mme Jeanine Dubié. Monsieur le président, au nom des députés RRDP, je vous remercie pour votre intervention, qui nous permet d’apprécier la situation que connaît PSA aujourd’hui.

Nous avons compris que les conditions ont changé par rapport à l’année dernière, et nous n’avons pas oublié que votre groupe n’est pas passé loin du chaos. Nous ne pouvons que nous réjouir de sa belle progression. Manifestement, le plan que vous nous aviez présenté a bien fonctionné. À travers vous, nous souhaitons féliciter le directoire de PSA mais aussi et surtout l’ensemble de ses salariés qui ont su s’adapter et relever un immense défi.

Cela m’amène à ma première question : dans un contexte économique mouvant, avec des évolutions parfois brutales, dans quelle mesure peut-on considérer que le groupe est durablement sauvé ? Ensuite, certains vous prédisent, dans un horizon plus ou moins lointain, un destin intégralement chinois. Votre groupe ne risque-t-il pas d’être absorbé par les industriels automobiles chinois ?

Pensez-vous que le CICE a contribué à baisser le coût du travail ? Ce dispositif a-t-il joué un rôle important dans votre industrie ?

Pour la production du nouveau moteur EB, le site de Trémery en Moselle a été préféré au site de Vigo en Espagne. Est-ce un signe de l’amélioration de notre compétitivité, et donc de l’efficacité des mesures prises par le Gouvernement à cette fin ?

Vous devez savoir aussi que de nouveaux chantiers fiscaux sont en réflexion, et que le dispositif du CICE risque d’évoluer. Avez-vous des recommandations à nous faire pour améliorer l’efficience du dispositif, afin qu’il soit plus concentré sur des industries particulièrement menacées par des délocalisations ?

Enfin, les actualités récentes concernant l’Iran devraient vous réjouir. Ceux qui connaissent ce pays savent que PSA y est très présent. Mais si des lots de pièces détachées y sont vendus, l’embargo interdit d’y vendre des voitures. La fin des sanctions internationales pourrait être validée en juin prochain. Suivez-vous ces négociations ? Êtes-vous prêts à revenir, aussi rapidement que possible, sur le marché iranien qui vous offre de belles perspectives ?