Jeanine DUBIE interroge le directeur général de la Caisse des dépôts et des consignations au sujet des stations de ski

Dans le cadre de l’audition du directeur général de la Caisse des dépôts et des consignations, Pierre René LEMAS, Jeanine DUBIE a souhaité poser une question sur le rôle de la caisse dans le soutien à l’activité des stations de montagne et sur les actions de la caisse en matière de restructuration de la dette de certaines stations.

Extraits de l’intervention de Jeanine DUBIE et de la réponse de Pierre-René LEMAS :

Mme Jeanine Dubié. À propos de l’intervention de la Caisse des dépôts dans le secteur du tourisme, vous avez évoqué une enveloppe de 400 millions d’euros consacrée aux territoires, notamment au financement d’équipements tels que les ports de plaisance ou les parcs d’exposition. Vous n’avez pas cité les stations de sports d’hiver. Envisagez-vous de contribuer au développement de l’activité de ce secteur ? Par ailleurs, certaines de ces stations rencontrent actuellement de grandes difficultés liées à la restructuration de leur dette. La Caisse des dépôts peut-elle mettre à leur disposition son ingénierie financière, notamment dans le cadre de tours de table avec les opérateurs bancaires traditionnels ?

M. le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations. En ce qui concerne le tourisme, je souhaiterais aborder deux sujets. Tout d’abord, les stations de sports d’hiver. Outre les treize directions régionales que nous avons créées dans le cadre de notre réorganisation, nous avons commencé à réfléchir à des implantations infrarégionales qui correspondent aux besoins plutôt qu’aux découpages administratifs. Ainsi, nous avons proposé d’emblée de créer, dans la nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne, une direction infrarégionale sur l’arc alpin, et nous allons examiner, dans le cadre de notre dialogue avec les collectivités territoriales, l’implantation d’autres structures de ce type. Il n’est pas nécessaire que les équipes soient très nombreuses ; cela ne coûte donc pas extrêmement cher, contrairement à ce qu’on me dit parfois.

Par ailleurs, nous allons nous engager dans les politiques de rénovation. Outre la foncière consacrée au tourisme, nous avons créé, il y a quelques mois, en lien avec des financeurs bancaires privés, une autre foncière consacrée à la montagne. Notre objectif, en l’espèce, est de trouver des éléments de réponse à la problématique bien connue des « lits chauds » et des « lits froids ». Comment peut-on contribuer à la réhabilitation de ces lits froids, situés dans des stations où plus personne ne veut aller parce qu’elles n’ont pas été rénovées depuis les années 1980 et que les propriétaires privés n’ont pas les moyens de le faire ? Il est absurde de laisser ce patrimoine en déshérence au moment où l’offre augmente.

Plus que sur les prêts proposés par BPIfrance, je veux insister sur notre capacité d’apporter des fonds propres dans des opérations d’investissement liées au tourisme. De très nombreux projets existent, mais – j’appelle votre attention sur ce point – ils ne sont pas toujours bien répartis sur le territoire national. Bien entendu, nous ne financerons pas tout – la Caisse des dépôts n’a le droit d’intervenir dans le secteur concurrentiel qu’en tant qu’investisseur avisé –, mais notre capacité d’intervention est importante dans ce domaine.

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