Filière d’élevage : la mission d’information remet son rapport

Les rapporteurs de la mission d’information sur l’avenir des filières d’élevage ont présenté ce matin leur rapport en Commission des affaires économiques. Jeanine DUBIE, qui a participé aux travaux de la mission et effectué un déplacement en Espagne, a souligné le travail de diagnostic effectué et appelé à la mise en œuvre rapide des mesures concrètes préconisées.

Vous trouverez ci-dessous son intervention :

 

Mme Jeanine Dubié. Je tiens à féliciter le président de la mission et les deux rapporteurs pour leur rapport qui résume parfaitement l’étendue des travaux que nous avons menés depuis maintenant près de six mois. Je veux saluer l’esprit constructif et positif qui a présidé tout au long de cette mission, sans parti pris et dans le respect mutuel.

Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir et d’intérêt à participer aux travaux de la mission d’information, qui a réalisé un diagnostic précis de nos filières d’élevage.

Lors des auditions, nous avons pu voir que si les situations des filières et des éleveurs peuvent être hétérogènes, elles rencontrent des difficultés similaires auxquelles il convient de trouver des réponses. J’espère que les propositions contenues dans le rapport y contribueront.

Nous avons pu mesurer, au fil des auditions, la détresse des éleveurs, leur incompréhension de ne pouvoir recevoir une juste rétribution au regard du travail fourni et des coûts de production. Nous avons rencontré des producteurs épuisés, mais qui ne baissent pas les bras et qui nous ont fait des propositions pour sortir de cette crise multifactorielle.

Cette crise n’est pas seulement franco-française : en Espagne, par exemple, pour le porc, le coût de production à 0,97 euro le kilo ne couvre pas les frais. En tout cas, ce qui est bien français, c’est le modèle de production assis sur un modèle d’exploitation familiale qui fait vivre nos zones rurales et qui contribue largement à y maintenir une ruralité vivante. Cette spécificité doit être prise en compte dans tous les niveaux de réponse que nous pouvons apporter, à l’échelle nationale ou européenne, mais aussi au niveau des interprofessions que nous devons inciter à dialoguer et collaborer entre elles.

Ce travail visait surtout à redonner aux éleveurs des raisons d’espérer et des perspectives d’avenir. C’est un point sur lequel il est important d’insister, car nous avons des raisons d’y croire. J’espère très sincèrement que les préconisations seront suivies d’effets et qu’elles permettront de répondre à la détresse de nombreux éleveurs.

Nous devons tout mettre en œuvre pour favoriser la compétitivité, en valorisant nos atouts que sont notamment la qualité et la traçabilité de nos produits. Sachez que le groupe des radicaux de gauche auquel j’appartiens soutiendra largement les initiatives qui seront mises en place pour que les propositions concrètes de ce rapport soient rapidement appliquées.

 

Vous pouvez également télécharger le rapport ci-dessous: