Commission des affaires économiques: ma question à Fleur PELLERIN

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A l’occasion de l’audition de Fleur PELLERIN, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger qui s’est tenue le 2 juillet dernier, Jeanine DUBIE a abordé les questions au développement du tourisme en France.

Retrouver ci-dessous son intervention :

Mme Jeanine Dubié.

Lors de la clôture des Assises du tourisme, l’accent a été placé sur la mise en place de cinq pôles d’excellences, visant à accroître la visibilité et la lisibilité de notre offre, et à la mobiliser autour de priorités partagées. Comment ces pôles s’articulent-ils avec les contrats de destination ? Leurs thématiques seront-elles liées ? En tant qu’élue de Lourdes, où plus de cinq millions de pèlerins passent chaque année, je mesure l’importance du tourisme. Pourtant, nous rencontrons des difficultés en matière d’investissement dans ce secteur. Il y a un grand besoin en matière de rénovation et de remise à niveau. Cela a d’ailleurs été également évoqué lors des Assises du tourisme. Madame la ministre, quelles sont, selon vous, les priorités en la matière ? Comment améliorer l’accompagnement des porteurs de projets ? Toujours à l’occasion des Assises du tourisme, certains ont proposé de favoriser le tourisme d’affaires, qui semble être en pleine expansion. Quelles sont selon vous les forces et les faiblesses de notre pays dans ce domaine ?

Mme Fleur Pellerin, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger.

À propos des pôles d’excellence et de leur articulation avec les contrats de destination, je suis frappée par la multitude d’acteurs en charge de l’image de la France à l’étranger, dans les salons internationaux ou dans les campagnes de promotion. Cette communication ne paraît ni bien organisée, ni concertée. Sans aller jusqu’à faire un jardin à la française, il peut être utile de mieux coordonner ces actions, notamment lorsqu’elles disposent de beaucoup de moyens. L’idée des marques, à définir en concertation avec les élus concernés, consiste à identifier les mots qui caractérisent la France à l’étranger, qui sont en quelque sorte des « outils marketing » efficaces et qui résonnent : Côte d’Azur, Alpes, Bretagne, châteaux de la Loire, etc. Il faut que ces mots aient un sens en termes de promotion à l’international.

En outre, l’idée des pôles d’excellence part du constat que les classes moyennes qui font du tourisme ne souhaitent plus être transportées en bus du Louvre à la tour Eiffel, en passant par le duty free de l’aéroport. Ces personnes souhaitent désormais vivre une expérience : faire de l’oenotourisme, du shopping, du tourisme de charme, bref s’éloigner du tourisme de masse. Les pôles d’excellence pourraient capter cette attente et offrir des séjours et des expériences particulières, dans cinq domaines identifiés : oenotourisme et gastronomie ; tourisme de nature et sportif, ou slow tourism (cyclo-tourisme, découverte de paysages, d’air pur) ; métiers d’art et mode, dans le domaine du luxe (visite d’ateliers et de savoir-faire) ; tourisme urbain, de la nuit, de la fête ; tourisme de montagne, d’été ou d’hiver. À propos du tourisme d’affaires, j’ai indiqué que je ferai des annonces à l’automne. Des travaux parlementaires ont également évoqué le sujet.