CAE : Présentation du rapport d’information sur l’impact du numérique sur le secteur touristique

Dans le cadre du travail de la Commission des affaires économiques, Jeanine DUBIÉ a interrogé Pascal GOT et Daniel FASQUELLE, au sujet de l’impact du numérique sur le secteur touristique.

 Retrouvez ci-dessous son intervention :

 

Mme Jeanine Dubié. Ainsi que l’ont souligné les auteurs de ce rapport, il est nécessaire que le secteur touristique s’organise afin de reconquérir des parts de marché. Car si la France reste la première destination touristique, elle n’arrive qu’en troisième position mondiale en termes de recettes issues du tourisme. La filière touristique française demeure aujourd’hui émiettée, car composée d’une multitude de très petites entreprises et de PME. Intermédiaires traditionnels, les agences de voyage ne sont plus en mesure de répondre à la demande face à des OTA très invasives. Enfin, le projet de portail national de la destination France a échoué, non seulement faute de moyens suffisants mais aussi parce que les acteurs qui s’y sont impliqués ont eu du mal à se mettre d’accord entre eux.

Comment rétablir une relation plus équilibrée entre les opérateurs touristiques et les OTA ? Quel type de régulation vous paraît-il le plus adapté pour y parvenir ? L’Autorité de la concurrence a-t-elle dégagé des pistes à ce sujet ? Dans votre rapport, vous évoquez notamment l’initiative « Fairbooking » et il est vrai que certaines fédérations professionnelles s’organisent à l’échelon local afin de commercialiser leur offre sur internet. Qu’entendez-vous précisément lorsque vous préconisez d’adapter le cadre normatif applicable aux acteurs traditionnels du tourisme ?

Enfin, les stations de ski des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées se sont regroupées autour d’une marque du nom de N’PY qui vend des forfaits de ski sur internet : celle-ci représente aujourd’hui la moitié du chiffre d’affaires du massif pyrénéen tout en permettant à ses membres – soit une dizaine de sites et de stations – de conserver leur autonomie. Cette structure permet ainsi aux professionnels de s’organiser localement et d’utiliser l’outil internet tout en conservant les bénéfices tirés des forfaits qu’ils proposent. Connaissez-vous d’autres exemples de ce type ?

Mme la rapporteure. Madame Dubié nous a interrogés sur les solutions juridiques à apporter aux difficultés rencontrées par les hôteliers avec les sites de réservation en ligne. Plusieurs solutions sont à creuser et font actuellement l’objet d’un examen par l’Autorité de la concurrence, notamment celle du contrat de mandat. Il faut par ailleurs souligner que les hôteliers tendent à cocher trop facilement certaines cases ; ils se retrouvent par la suite comme pris dans une nasse.